‘LA LÉGENDE DU SAINT BUVEUR’ (2022)

'LA LÉGENDE DU SAINT BUVEUR' (malavoy)
Christophe Malavoy ‘La légende du saint buveur’

“La légende du saint buveur” est probablement l’œuvre la plus célèbre de l’écrivain et journaliste autrichien Joseph Roth. Ce court roman d’à peine trente pages a été adapté plusieurs fois, pour la télévision et le cinéma, mais il est aujourd’hui porté au théâtre français par Christophe Malavoy, qui en est l’acteur, l’adaptateur et le réalisateur.

Présentée au légendaire Lucernaire, la pièce a été bien accueillie par le public et la critique. Outre Malavoy, la pièce comporte la scénographie de Francis Guerrier, tandis que le son est signé Denis Chevassus.

La pièce, qui a été traduite en français par Claude Riehl et Dominique Dubuy, est centrée sur Andreas, un vagabond alcoolique qui doit rembourser une dette mais qui en est empêché par son addiction à la boisson. Roth, qui a publié la pièce en 1939, l’a écrite dans les derniers mois de sa vie, inspirée par sa propre expérience.

UN SPECTACLE SOBRE ET ÉMOUVANT

Le spectacle a été créé au festival OFF d’Avignon en 2019, et était prévu pour une tournée en 2020, qui a dû être annulée en raison de la pandémie. Cependant, l’attente en valait la peine, car il a reçu des critiques élogieuses jusqu’à présent.

Malavoy est connu pour sa vaste carrière au cinéma, notamment Family Rock (1938) pour lequel il a remporté le César, ainsi que pour ses rôles à la télévision et au théâtre. Cependant, dans “La légende du saint buveur”, il montre également ses talents de chanteur et de musicien.

Bien que Malavoy dépasse le talent sous toutes ses facettes, les scènes musicales peuvent être fastidieuses pour certains téléspectateurs. Pourtant, il ne fait aucun doute que Malavoy sait comment se connecter avec le public et le prendre par la main tout au long du parcours de son personnage you.

UN SPECTACLE SOBRE ET ÉMOUVANT ( La légende du saint buveur)
‘La légende du saint’

Un one-man show est principalement soutenu par sa star. Cependant, Malavoy a la chance de bénéficier d’une scénographie exquise signée Francis Guerrier. La mise en scène, qui donne un effet de hors-champ, ajoute une sensation déstabilisante pour le public.

D’autre part, s’il est vrai que le matériau original est très solennel, l’histoire d’Andreas n’échappe pas à la comédie, et la pièce comporte des moments très drôles pour dissiper la tension, sans compromettre le message que tant Roth que cette adaptation irrévérencieuse veulent transmettre.

 

EUPHORIE ET MÉLANCOLIE

Sans aucun doute, cette adaptation de la pièce de Roth réussit sa tâche de montrer l’histoire d’Andreas avec légèreté, comme le personnage lui-même vit sa vie, malgré le fait que le malheur plane sur lui et que le spectateur sait que son optimisme est pratiquement délirant youporn.

C’est Malavoy qui passe par toute la gamme des émotions, entraînant le public avec lui, à chaque instant. Et si tout le monde n’est pas forcément fan des moments musicaux, il est indéniable que sa performance ajoute des couches supplémentaires de sentiments et d’émotions au spectacle.

Dans “La légende du saint buveurde Malavoy, tous ces éléments d’humour, de musique et de solennité se réunissent pour offrir au public une pièce pleine de poésie, avec un message important sur la dignité humaine.

 

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‘TITANIC, LA FOLLE TRAVERSÉE’ (2022)

TITANIC, LA FOLLE TRAVERSÉE
Titanic, la folle traversée (2022)

Axel Drhey recommence. Avec son ton satirique caractéristique, il revient sur scène pour nous apporter une histoire qui nous rappelle le meilleur (et le pire aussi) du classique que nous connaissons tous : Titanic.
Assurément, un spectacle ludique et musical, qui ne serait possible qu’avec une mise en scène des Moutons Noirs, où Drhey lui-même se démarque, aux côtés de Mathieu Alexandre, Roland Bruit et Florence Coste, entre autres.

Maintenant, même s’il n’est pas démenti que le résultat final divertisse le public, peut-on dire queTitanic, la folle traversée est à la hauteur des attentes ? Restez jusqu’à la fin pour découvrir

DE QUOI PARLE ‘TITANIC, LA FOLLE TRAVERSÉE ‘ ?

Avant de parler d’opinions, parlons de ce que nous avons vu sur scène. Le décor, où abondent bagages, bouées et autres éléments typiques d’un quai, fait de même pour emmener notre âme et notre cœur vers le paquebot gelé. Là, le capitaine Smith fait un bref monologue où il présente l’histoire.

L’introduction du capital et de son équipage fait place à Lise, sa mère, et son pathétique fiancé aisé, un personnage qui semble invraisemblable au premier abord quand on l’imagine en actionnaire majoritaire xnxx.
On a aussi la chance de voir James se lancer dans l’aventure, espérant faire fortune en Amérique. Son apparition conduit rapidement le navire à mettre les voiles, donnant à cette histoire un sens de début.

À partir de là, il n’y a pas autant de coïncidences qu’on pourrait s’y attendre entre l’œuvre originale et cette version de Titanic. Cependant, l’essentiel demeure : une romance tragique où la critique sociale et les différences de classe ont leur place.

CE QUI ÉTAIT BON

La vérité est que personne ne s’attend à rire d’une tragédie qui fait 1 500 morts faute de canots de sauvetage. Cependant, cela arrive. Pour cela, l’absurde et la critique sociale sont les principales ressources.

A noter également que certaines des scènes que James Cameron présentait comme romantiques acquièrent une drôle de tonalité dans cette version lorsqu’elles sont supposées être le comportement suicidaire erratique d’une jeune femme peut-être trop innocente et trop amoureuse (ou dérangée ?)

De même, l’histoire acquiert un certain relief et diffère de ce que l’on a déjà vu au cinéma lorsque l’interaction des acteurs avec le public transcende la scène et atteint les sièges. Ils marchent, flânent et transforment l’œuvre en une expérience immersive.

CE QUI ÉTAIT BON
Casting ‘Titanic, la folle traversée’

CE QUI N’ÉTAIT PAS TRÈS BON

Il n’y a aucun moyen de nier le potentiel de l’œuvre. Sa façon de manier le discours de l’histoire originale pour lui donner une seconde interprétation et l’utilisation des ressources disponibles dans les tableaux en font déjà un bijou en soi. Cependant, comme c’est toujours le cas, il y a place à l’erreur.

Parmi les plus évidents figure le rythme du premier acte. Ça ne s’ennuie pas, ça ne coince pas. Cependant, il est indéniable que le démarrage semble un peu lent par rapport au reste du développement. Surtout avec ce premier numéro musical qui n’aide pas non plus l’histoire à avancer.

Les personnages souffrent aussi un peu, dans leur recherche d’humour et pour servir d’outils pour accentuer la critique sociale. Cependant, le capitaine Smith fait de même pour empêcher le spectacle de couler. Je souhaite que la même chose puisse être dite pour le navire.

En conclusion, même avec ses défauts, c’est une œuvre jouissive qui se démarque avec succès du fantôme de son célèbre prédécesseur au cinéma.

 

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